03.02.2010
Soirée "Impros" au foyer
Samedi 30 janvier, 20 h 30, « Impros » au foyer, ou comment vérifier le vieil adage : « les absents ont toujours tort ».
Spectacle passionnant, hilarant, délirant, réjouissant.
Les –trop rares- spectateurs présents à cette soirée, programmé par le service culture de la communauté de communes Coutach-Vidourle, non seulement n’ont pas regretté d’être venus, mais sont au contraire repartis ravis, heureux d’avoir ri de bon cœur à un festival d’improvisation de cette qualité.
Il faut dire que les trois comédiens de la Compagnie du Capitaine ne ménagent pas leur peine. Il en va de même pour leur complice technicien qui rythme les fins de sketch, faisant le noir quand il sent la « bonne » chute.
Nous l’avions dit, le principe est simple : avant le spectacle, les comédiens distribuent des petits formulaires aux spectateurs, qui doivent écrire, sans trop réfléchir, un mot ou une phrase qui serviront de base de départ au sketch, les acteurs n’ayant pas plus de 20 ou 30 secondes pour se lancer.
Ce qui signifie clairement, que, d’un jour à l’autre, d’un public à l’autre, ils font face à des sollicitations bien différentes. D’après Julien, qui dirige la troupe, les jeunes sont beaucoup plus spontanés que les adultes, souvent un peu trop « intellos », limite tarabiscotés.
Pour autant, les comédiens ne refusent rien - si, une redondance a été, à juste titre, rejetée : « improvisez ! ». Quelle trouvaille! - Assurément, on sent bien que certains sujets sont plus …perturbants, ou déstabilisants, même pour des comédiens coutumiers de l’impro.
Jugez plutôt : passer de le blé à on a oublié de mettre un couvert, en passant par ainsi font, font, font les petites marionnettes ou après avoir cherché, nous avons trouvé, ou encore spéculoos ou prince charmant ? demande, c’est évident une certaine maitrise, voire une maitrise certaine.
Et la Compagnie du Capitaine en a, de la maitrise. Jamais le flottement, quand seulement il y en a, ne dure plus de quelques secondes. Et c’est parti. Les jeunes diraient : « A donf ! ».
On est emporté, transporté, de rire en rire, de parodie en délire. L’absurde prend souvent le dessus, pour notre plus grand plaisir.
N’est-ce pas là la base du théâtre ? Nul besoin de décors dispendieux, d’histoire alambiquée, de metteur en scène capricieux.
Juste trois comédiens en noir qui répondent aux sollicitations du public, tantôt dans la retenue, tantôt partant gaillardement en vrille, l’œil rieur et complice.
Juste une énergie sans faille.
Juste une bonne dose de talent.
Quand je vous disais que les absents avaient tort : la culture à la porte, et la porte reste fermée… Quel dommage !
07:00 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, cie du capitaine, imrpos, coutach-vidourle
























Commentaires
oui, en effet quel dommage ...
quand nous étudiants à Montpellier, nous guettions chaque occasion d'aller voir la Compagnie du Capitaine, qui faisaient salle comble, et pliée de rire, la salle !
Ecrit par : Agathe | 06.02.2010
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